Budget.
De 894 à 9 525 € pour les pièces des quatre maisons, avec une majorité de références entre 1 000 et 3 000 €.
Sélection · Édition 2026
Dix suspensions qui structurent une pièce, du scandinave au design milanais
Dix suspensions design retenues pour leur pertinence au-dessus d'une table, dans un salon ou sous une double hauteur : Louis Poulsen, Artemide, Tom Dixon et Oluce composent cette sélection 2026. Les prix vont de 894 € (Melt) à 9 525 € (PH artichoke). Quatre pièces reposent sur le système PH de Poul Henningsen, qui interdit toute source visible depuis la position assise ; les autres travaillent le verre soufflé, le laiton ou le polymère métallisé. Le comparatif ci-dessous croise matière, prix et usage ; la suite détaille les trois écoles qui structurent cette production.
Une suspension se choisit d'abord par la pièce et la hauteur sous plafond, avant la maison ou le prix. C'est le critère qui organise cette sélection.
L'essentiel en 60 secondes
Budget.
De 894 à 9 525 € pour les pièces des quatre maisons, avec une majorité de références entre 1 000 et 3 000 €.
Hauteur.
Le bas du luminaire à 70 à 80 cm au-dessus du plateau de la table ; 65 cm possible sur une PH 5, dont les écrans suppriment l'éblouissement.
Diamètre.
Entre 40 et 60 cm au-dessus d'une table standard, pour éclairer les assiettes sans gêner les regards.
Matière.
Verre soufflé pour la lumière voilée, métal laqué pour la ligne nette, laiton brossé pour la chaleur, polymère métallisé pour l'effet miroir.
Grand volume.
Une géométrie modulaire ou une composition en grappe structure un loft ou une double hauteur mieux qu'une pièce unique surdimensionnée.
Notre sélection
Louis Poulsen · Poul Henningsen, 1958 · Métal laqué. Le système à trois abat-jour, avec ses réflecteurs rouge et bleu dans la version d'origine, élimine tout éblouissement direct. Le chiffre 5 désigne le diamètre de 50 cm du chapeau, non un nombre d'écrans. Toute la pièce est construite autour d'un principe : aucune source lumineuse ne doit être visible depuis la position assise.
Tom Dixon · Polycarbonate soufflé, métallisé sous vide. La Melt capture et déforme les reflets de son environnement, ce qui produit un effet de miroir liquide en perpétuel mouvement. Lancée au Salone 2015, elle change d'aspect selon l'heure et selon ce qui l'entoure. Une pièce sculpturale autant que lumineuse, disponible en plusieurs diamètres.
Artemide · Neil Poulton, 2017 · Technopolymère. Le disque tire sa grille alvéolaire d'un algorithme appliqué à une photographie de la Lune. La matière n'est pas décorative : elle sert la façon dont la lumière se diffuse. Sa forme circulaire épurée s'adapte au contemporain comme au classique, et elle éclaire la pièce avec douceur.
Artemide · Neri & Hu · Laiton brossé et verre opalin soufflé. Le corps est en laiton brossé ; seules les têtes sont en sphères de verre opalin qui abritent la source. Yanzi signifie hirondelle en mandarin, et la pièce doit son nom à sa silhouette en vol. Sa forme organique et asymétrique en fait l'une des plus identifiables du catalogue Artemide contemporain.
Louis Poulsen · Poul Henningsen, 1958 · Métal laqué. Huit abat-jour disposés en spirale, aucune source visible sous quelque angle que ce soit. Le PH snowball pousse le système PH à son point d'aboutissement : une sphère de lumière douce et enveloppante, sans ombre portée ni éblouissement.
Oluce · Vico Magistretti, 1976 · PMMA soufflé. Coupole hémisphérique blanche à l'extérieur et dorée à l'intérieur. Cet intérieur doré est le principe optique même de la pièce : la source est abritée dans la coupole, sa lumière renvoyée contre la face dorée puis redistribuée vers le bas dans une tonalité chaude. Une forme réduite à l'essentiel, dont tout l'effet tient à une face qu'on ne voit pas.
Artemide · Carlo Colombo · Métal et verre soufflé à la bouche. Présenté au Salone 2023, édité en 2024. Les diffuseurs ont un bord ondulé meulé sur les crêtes, qui alterne bandes transparentes et opalines : c'est la verrerie qui travaille ici comme organe optique. Sa géométrie modulaire couvre de grandes surfaces en gardant une cohérence formelle stricte.
Tom Dixon · Polycarbonate soufflé, or fumé. Version lustre de la Melt : quatre sphères irrégulières revêtues sous vide d'un film miroir semi métallisé, suspendues à une armature en acier poli plaqué or. Le principe de la Melt transposé à l'échelle des grands volumes, pour les espaces qui assument pleinement leur ambition décorative.
Louis Poulsen · Poul Henningsen, système PH de 1926 · Verre soufflé bouche. Trois écrans se superposent selon le principe qui fonde le système : chaque surface reprend la lumière de la précédente et la redistribue vers le bas, de sorte que l'éclairement s'établit sans éblouissement. Diamètre 285 mm. Elle est éditée pour le centenaire du système PH, 1926 à 2026.
Louis Poulsen · Poul Henningsen, 1958 · Métal laqué. Soixante-douze feuilles disposées en douze rangées de six, chaque feuille masquant la source depuis n'importe quel angle. Conçue pour le Pavillon Langelinie de Copenhague, elle reste la pièce la plus iconique de la maison, soixante-huit ans après sa création.
Comparatif
Quatre maisons, dix partis pris de lumière. Ce tableau résume la matière, le prix et la pièce idéale de chaque suspension de la sélection.
| Modèle | Marque | Matière | Prix | Pièce idéale |
|---|---|---|---|---|
| PH 5 | Louis Poulsen | Métal laqué | 1 020 € | Salle à manger |
| Melt | Tom Dixon | Polycarbonate métallisé | 894 à 1 326 € | Salon, table |
| Calipso | Artemide | Technopolymère | 1 260 € | Salon, entrée |
| Yanzi | Artemide | Laiton brossé, verre opalin | 1 700 € | Salon, chambre |
| PH snowball | Louis Poulsen | Métal laqué blanc | 2 820 € | Salon, séjour |
| Sonora | Oluce | PMMA soufflé, intérieur or | 2 998 € | Salon, salle à manger |
| Zephyr hexagonal | Artemide | Métal, verre soufflé bouche | 3 750 € | Loft, double hauteur |
| Melt chandelier | Tom Dixon | Polycarbonate métallisé | 4 446 € | Grand volume, réception |
| PH 3/3 Centenary Edition | Louis Poulsen | Verre soufflé bouche | 1 610 € | Salle à manger, salon |
| PH artichoke | Louis Poulsen | Métal laqué | 7 800 à 9 525 € | Salle à manger, hôtel |
Artemide et Oluce partagent un postulat fondateur : la lumière est une matière à sculpter. La forme naît d'une intention optique, jamais d'un décor ajouté.
Chaque pièce naît d'une intention formelle précise. La Calipso tire sa grille alvéolaire d'un algorithme appliqué à une photographie de la Lune. Le Zephyr hexagonal fait travailler le verre soufflé à la bouche comme un organe optique, son bord ondulé meulé alternant bandes transparentes et opalines.
Vico Magistretti a conçu la Sonora en 1976 comme un objet du quotidien élevé à la dignité du design. Sa coupole en PMMA soufflé est blanche à l'extérieur et dorée à l'intérieur : la lumière est renvoyée contre la face dorée puis redistribuée vers le bas dans une tonalité chaude. Tout l'effet tient à une face qu'on ne voit pas.
Un seul principe, tenu depuis 1926 : aucune source lumineuse ne doit être visible depuis la position assise. Tout le reste en découle.
Le système à trois abat-jour le porte encore dans la PH 5 de 1958 comme dans la PH 3/3 Centenary Edition, éditée pour le centenaire. Chaque écran reprend la lumière du précédent et la redistribue vers le bas. Une précision utile, parce que l'erreur est courante : le 5 de la PH 5 ne désigne pas un nombre d'écrans mais le diamètre de 50 cm du chapeau.
Le PH snowball pousse le système à son aboutissement avec huit abat-jour en spirale : une sphère de lumière douce, sans ombre portée sous aucun angle. L'artichoke, soixante-douze feuilles en douze rangées de six, en constitue le sommet formel. Conçue pour le Pavillon Langelinie de Copenhague, elle reste la pièce la plus iconique de la maison.
Tom Dixon travaille la lumière comme un sculpteur travaille la matière : la surface compte autant que la source.
Lancée au Salone 2015, la Melt exploite le dépôt sous vide pour transformer une sphère de polycarbonate soufflé en miroir liquide qui capture et déforme son environnement. La pièce change d'aspect selon l'heure et selon ce qui l'entoure.
Le Melt chandelier transpose ce principe aux grands volumes : quatre sphères irrégulières en or fumé, suspendues à une armature en acier poli plaqué or, disposées en constellation. Pour les espaces qui assument leur ambition décorative.
La bonne suspension dépend moins du goût que de l'espace. Deux situations couvrent la majorité des cas.
Le bas du luminaire se situe à 70 à 80 cm au-dessus du plateau, avec un diamètre compris entre 40 et 60 cm pour une table standard. La PH 5 reste la référence pour son absence totale d'éblouissement et permet de descendre à 65 cm. La PH 3/3 Centenary Edition applique le même principe en verre soufflé bouche. Pour les grandes tablées, la PH artichoke s'impose.
La Calipso éclaire avec douceur et convient à une entrée ; la Yanzi apporte une forme identifiable, y compris dans une chambre. Sous une double hauteur, le Zephyr hexagonal couvre de grandes surfaces sans rompre la cohérence formelle, et une composition en grappe est souvent plus juste qu'une pièce unique surdimensionnée. Le rail d'alimentation se prévoit dès l'installation électrique.
Quiz
Quelle suspension design est faite pour vous ?
Quatre questions, trente secondes, et la pièce qui correspond à votre espace.
Votre suspension, elle va où ?
FAQ
La salle à manger appelle une suspension à lumière directe, centrée sur la table, avec un diamètre compris entre 40 et 60 cm pour une table standard. La PH 5 de Louis Poulsen (1 020 €) reste la référence pour son absence totale d'éblouissement, même à hauteur des yeux. La PH 3/3 Centenary Edition (1 610 €) applique le même principe optique avec trois écrans en verre soufflé bouche. Pour les grandes tablées, la PH artichoke (à partir de 7 800 €) impose une présence visuelle et lumineuse sans équivalent.
La règle la plus répandue situe le bas du luminaire à 70 à 80 cm au-dessus du plateau. Cette hauteur garantit un éclairage efficace sur les assiettes sans gêner les échanges visuels entre convives. Pour la PH 5, dont les écrans éliminent l'éblouissement à toute hauteur, on peut descendre légèrement à 65 cm.
Trois directions dominent. Le polycarbonate métallisé, illustré par la Melt de Tom Dixon, pour son effet de miroir liquide qui dialogue avec l'environnement. Les formes organiques asymétriques, comme la Yanzi d'Artemide signée Neri & Hu. Et la géométrie architecturale modulaire, portée par le Zephyr hexagonal, qui répond à la demande pour des pièces capables de structurer visuellement les grands volumes.
Oui, la composition en grappe est l'une des solutions les plus efficaces pour les grands volumes ou les tables de réception. Elle consiste à suspendre plusieurs luminaires à des hauteurs légèrement différentes, avec le même modèle pour un effet répétitif structuré, ou des pièces de la même famille formelle. La Melt se prête particulièrement bien à cet exercice en trio. Il convient de prévoir un rail d'alimentation adapté dès la phase d'installation électrique.
Le segment s'étend de 894 € à 9 525 € pour les pièces des grandes maisons. La Melt (à partir de 894 €) ouvre la sélection. La fourchette médiane, entre 1 000 et 3 000 €, couvre la majorité des références : PH 5 (1 020 €), Calipso (1 260 €), PH 3/3 Centenary Edition (1 610 €), Yanzi (1 700 €), PH snowball (2 820 €) et Sonora (2 998 €). Au delà de 3 750 €, les pièces de collection entrent en jeu.