Artemide

Depuis plus de soixante ans, Artemide incarne l'une des visions les plus exigeantes du design d'éclairage italien. Fondée à Milan, la maison réunit les plus grands designers autour d'une même ambition : porter la lumière à la croisée de l'art et de l'innovation technologique. Verre soufflé, métal, méthacrylate ou technopolymère : chaque matière devient prétexte à des formes toujours plus audacieuses et allégoriques.

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Histoire des luminaires Artemide : le fleuron du design italien

Le Groupe Artemide voit le jour en 1960 à Pregnana Milanese. Son fondateur, Ernesto Gismondi, met à profit son goût pour l’optique et l’innovation après avoir quitté son poste d’ingénieur aéronautique. Sa philosophie tourne autour de l’éclairage centré sur l’humain, ou “Human Light”. Le luminaire n’est pas seulement un objet de décoration, mais doit s’adapter à l’activité et au bien-être de son possesseur.

Tout au long des années 60-80, de grands designers italiens et d’autres pays européens vont soumettre leurs créations à Artemide. Vico Magistretti s’illustre dans le Space Age et le modernisme organique à travers sa lampe Éclisse (lauréate du Compasso d’Oro) et son lampadaire Chimera. Richard Sapper apporte une dimension technique de pointe à sa lampe de bureau Tizio, grâce à son système de bras articulés et contrebalancés par un contrepoids discret. Dans les années 1980, Ettore Sottsass tente de ranimer l’esprit pop et coloré des sixties grâce à sa lampe Callimaco, incarnation de l’esprit Memphis.

De nos jours, les designers contemporains continuent de proposer de nouveaux luminaires, en intégrant un éclairage économique avec des ampoules LED et de la connectivité. Comme tout objet connecté, la lampe devient plus “intelligente” et propose une architecture toujours plus audacieuse, à l’image de la lampe Equilibrist de Jean Nouvel.

Les lampes Artemide les plus emblématiques

Grâce à leur créativité et leur aspect intemporel, la plupart des luminaires Artemide sont exposés dans de grands musées d’art moderne. Leurs designers sont détenteurs d’une dizaine de brevets d’invention, confirmant leur savoir-faire et la popularité de leurs produits à travers le monde.

Parmi les luminaires exposés sur sa boutique en ligne, Éclairage Français vous recommande trois familles de lampes en particulier pour leur polyvalence et leur originalité.

La lampe Alfa : première pièce d’Artemide

Dessinée en 1959 par Sergio Mazza, Alfa occupe une place fondatrice dans l’histoire de la maison. Il s’agit de la première lampe à intégrer le catalogue Artemide. Son abat-jour en verre cristallin cannelé, sa tige en métal et son socle en marbre noir sculptent une silhouette sobre, élégante et déjà représentative de l’exigence matérielle du groupe italien.

Avec la lampe Alfa, Artemide définit son vocabulaire dès la fin des années 50 : des matériaux nobles, une rigueur formelle, l’union parfaite entre artisanat et modernité.

Les lampes Éclisse : un petit phare sur votre chevet

a principale innovation des lampe Eclisse réside dans sa calotte interne pivotante. Conçue en 1965 à la manière d’un obturateur rotatif, elle éclipse l’ampoule de façon partielle ou totale afin de contrôler la puissance de la lumière. Cette polyvalence permet à la lampe de Vico Magistretti d’illuminer n’importe quel espace intérieur. Son format compact et sa lumière modulable en font d’ailleurs une lampe de chevet idéale auprès du lit.

La lampe Patroclo : verre soufflé et trame métallique

Patroclo est sans doute l’une des créations les plus singulières d’Artemide. Imaginée par Gae Aulenti en 1975, elle associe un volume en verre soufflé à une armature en fil d’acier soudé, dont la structure rhomboïdale participe pleinement à la diffusion lumineuse. Une fois allumée, ce maillage métallique filtre la lumière et projette un réseau d’ombres sur son environnement. Cette pièce illustre parfaitement la rencontre entre geste verrier, expérimentation technique et identité sculpturale.

La lampe Tizio : icône high-tech des lampes de bureau

Richard Sapper crée en 1972 un luminaire articulé, voué à devenir l’archétype de la lampe de bureau contemporaine. Silhouette noire, bras mobile et éclairage précis : la lampe Tizio incarne une vision high-tech du design italien. Sa structure articulée transmet l’énergie sans câble apparent, tandis que le jeu de contrepoids permettent d’ajuster la position de la lampe avec fluidité. Tizio répond aux besoins du travailleur de bureau moderne, à la recherche d’un minimalisme fonctionnel et élégant.

La lampe Shogun : architecture en clair-obscur

En 1986, Mario Botta fait entrer la géométrie de l’architecture dans l’objet lumineux avec sa lampe Shogun. Sa tige rayée de noir et de blanc, associée à deux diffuseurs orientables en tôle d’acier perforée vernie, dessine une silouhette graphique immédiatement reconnaissable, entre art moderne et design industriel.

Le dessin ajouré des écrans métalliques permet aussi de dessiner avec la lumière, et de créer des jeux d’ombres dans l’espace. Confort, polyvalence et maîtrise de l’éclairage définissent ce modèle singulier, qui trouvera sa place dans les collections du Metropolitan Museum of Art à New York.

Les lampes Tolomeo : un éclairage chirurgical de votre bureau

Les lampes de bureau Tolomeo sont l’œuvre de Michele De Lucchi et Giancarlo Fassina. Créés en 1987, ces luminaires présentent les atouts nécessaires pour faciliter le travail des designers ou des architectes. Leurs bras articulés disposent d’une grande portée grâce à leurs ressorts apparents, tandis que leur tête en aluminium embouti est orientable sur 360°. La tension interne des ressorts maintient la position de la lampe de bureau sans effort.

Par conséquent, Tolomeo jouit d’une grande liberté de mouvement et d’un éclairage précis. Ces conditions sont idéales pour un travail sur bureau, mais également pour un coin lecture ou pour éclairer un passage en guise d’applique murale.

Les lampes champignon Nesso et Nessino : produits pop des années 60

Les lampes champignon sont les produits phares des années 1960 qui allient à la fois le Space Age et le mouvement organique. Leur diffuseur, large et bombé, émet une lumière douce et tamisée. Leur disponibilité en plusieurs couleurs (rouge, blanc, noir, bleu, orange, etc.) et leur forme ludique contribuent à la popularité intemporelle.

Les lampes champignon Artemide les plus connues sont la lampe Nesso et Nessino. Giancarlo Mattioli les imagine en 1965 en moulant de l’ABS (Acrylonitrile Butadiène Styrène). Ce thermoplastique est à la fois léger, résistant et assez souple pour exposer de douces courbes. Avec sa lampe Onfale, Luciano Vistosi remplace ensuite le thermoplastique par du verre, rendant la lumière de la lampe champignon plus veloutée et pure sur le long terme.

Criosfera : Artemide face aux enjeux contemporains

Avec Criosfera, conçue par Giulia Foscari, Artemide ouvre son catalogue à une création contemporaine à forte portée symbolique. Inspirée des carottes glaciaires extraites en Antarctique, la lampe reprend l’image d’un cylindre de glace, mémoire stratifiée des climats passés.

Son diffuseur en verre soufflé recyclé évoque la superposition des couches polaires, tandis que son support en aluminium fait entrer la donnée scientifique dans l’objet lumineux. Avec Criosfera, Artemide interroge : l’éclairage devient manifeste, il rappelle que le design peut aussi devenir un vecteur de conscience. Retrouvez également notre sélection de luminaires design pour explorer toute notre offre.

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